Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]

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 Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]

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Hidan
Gohanku ~ Jashin


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MessageSujet: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Dim 1 Mai - 10:18

Il y a une semaine, tu quittais les terres qui étaient tiennes pour rejoindre celle de Ame no Kuni, tu ne venais pas pour guerroyer, ni pour discuter diplomatie, non, tu venais pour des raisons personnelles, tu n'allais pas non plus dans les zones populaires mais bien là où même les loups se dévoreraient entre-eux, tu allais dans les marais du grands fleuve. Après quelques jours de marches, tu étais enfin arrivé à ta destination, enfin ... vers elle en tout cas.

Tu avais déjà parcouru ces terres, il y a longtemps, cela devait déjà faire plusieurs années, tu n'avais pas encore rencontré ta seconde, tu étais seul à t'amuser des guerres. Cet endroit était l'un de tes terrains de jeu préféré : bandits, nukenin, ronin, il y avait vraiment de quoi s'amuser. Tu faisais aller ta faux devant toi pour limiter un maximum que la boue handicape tes mouvements. Oui, tu aimais venir ici massacrer mais plus les jours allaient et plus soragakure contrôlait la zone. Mais, aujourd'hui, tu n'étais pas là pour ces festivités, tu étais là pour respecter une promesse et surtout parce qu'elle t'intéressait, sans quoi, promesse ou non, tu ne serais pas là.


Où était-ce déjà ? Tiens, ça ne serait pas elle-là ? ... Hum !? Pitoyable ...


La chose que tu cru être Ayame était en fait une illusion et tu te retrouvas poignardé. Le ninja enfonçait bien la lame pour t'éteindre mais tu ne réagis quand lançant ta faux qui fit un mouvement circulaire pour le planter... Étrangement, il résista moins que toi et succomba sur le coup. Tu te mis doucement à le pousser de ton pied jusqu'à ce qu'il s'enfonce dans une marre boueuse. Tu recommenças ta recherche, tu devais la trouver, tu lui avais promis et maintenant que tu étais là, autant la rencontrer.

Tu marchas à travers la boue, le arbres humides, parfois, tu pu contempler des êtres morts voir même agonisants, ce marais était bien étrange. Dommage que pour toi, l'orientation fut toujours un gros défaut, après tout, tu n'avais plus jamais retrouvé l'autel du désert, ce qui était assez honteux pour le gourou de Jashin !

Ennuyé, tu lança ta faux afin de trancher un arbre. Une fois l'arbre s'écroulant dans un bruit manifeste malgré l'ambiance généralement bruyante du marais, tu pus t'assoir sur le tronc, elle était sans doute plus douée que toi pour retrouver les gens et s'était sa région en soit. Installé, tu te recourbas doucement sur toi-même, impatient.

Tu étais seul, bien évidemment, pauvre fille, ta seconde avais réellement insisté pour t'accompagner mais tu avais catégoriquement refusé, tu ne voulais pas risquer de vexer la jeune Shiroyama. Et ... Tu faisais un peu plus attention ... Histoire qu'elle ne s'inquiète pas à ton retour, cette femme ... Comment pouvait-elle croire en Jashin et se préoccuper à ce point de son maître ? Certaines choses devaient encore échapper à Hidan...


Dernière édition par Hidan le Ven 20 Mai - 17:48, édité 1 fois
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Shiroyama no Ayame
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Mer 4 Mai - 4:14

Si les arbres formaient pour moi un terrain mi-familier, mi-inconnu, l'expérience m'a appris que la paranoïa ne mène nulle part et qu'il n'y a que ceux qui sont faibles et destinés à le rester qui ont peur de leur ombre. Si j'avais pu penser que ces lieux m'auraient été familiers, je m'étais fourvoyée en profondeur, parce que je traîne, les pieds dans la boue, à la recherche d'un hypothétique sado-masochiste. Et sans savoir où je me dirige, je ne peux qu'avancer parmi les arbres et me frayer un chemin au travers des marécages qui tentent de m'embourber dans leurs sinistres profondeurs. Ces terres, mon clan a beau les habiter depuis trois ans, je n'en connais presque rien. Je connaissais les montagnes, par contre, les pics blancs où je serais volontiers retournée m'exiler. Mais non, j'ai soif de puissance et surtout, de vengeance... Comme une tempête sans pitié qui s'abat sur les voyageurs imprudents, je ne ferai pas de quartier. Et il périrait sous ma lame, lui et tous ceux qui l'ont aidé à mettre sur point mon voyage autour du monde en sachant qu'il avait l'intention de m'y faire trouver la mort. Je n'éprouve aucune sympathie pour les imbéciles. Je n'éprouve aucune sympathie pour les idiots. Je n'éprouve de sympathie pour personne. Y a-t-il seulement des gens intéressants, dans ce monde? Ma mère, elle-même, n'est que relent de platitude et manque d'ambition, ça, c'est certain. Le seul respect que j'ai pour elle était dû au fait qu'elle m'a portée pendant 9 mois de sa vie et a eu le courage de garder son poste même lorsqu'elle a été sûre de ma mort.

Cependant, rien ne sert de s'apitoyer sur le passé. Malgré tout  cela, me voilà qui convole avec mes armes vers cet homme que j'avais rencontré si longtemps auparavant. Oui, trois ans. Oui, autant de temps je suis partie, je l'ai rencontré au début de mes péripéties au sein du monde ninja. Daichi, Kiri, je les ai vus, les villages par-ci et par-là de quelques clans indépendants, et les fondations de Sora, sans me douter que ce villages de tours de métal deviendrait un jour ma maison. Les forêts, le désert, les mers et les lacs, les rivières, les plages, les plaines et les vallées, les montagnes, tout. J'ai vu le monde et j'ai grandi, j'ai appris à me connaître moi-même et je suis plus que déterminée à prendre la tête de mon monde. Oui, je veux sauter dans la vague. Mais nouvellement arrivée au village caché du Ciel, un dernier arrêt s'impose avant de faire le grand saut. Hidan. Un simple nom, sans patronyme, un visage, une apparence. Un rire, si saisissant que je m'en souviens encore. Mais pourtant, je me demande s'il valait vraiment la peine que je fasse le voyage aussi loin. Parce que voilà qu'un brouillard rase le sol et j'avance malgré tout. Est-ce qu'il sera là?

Là, je suis assise sur un rocher abandonné. Je contemple l'horizon, les étangs s'étirent à perte de vue sur mon champ de vision, parsemé de troncs d'arbre aux allures de pierre, des branches mortes, des herbes longues et les silhouettes graciles des canards qui s'envolent vers d'autres lieux. Oui, il y a des animaux, en cette place. Je vois passer les libellules, je tape un moustique qui m'agace, je soupire. Les croassements des ouaouarons et autres batraciens envahissent l'atmosphère, ponctués par les criquets enjoués. Trop de bruit, trop de vie pour moi qui me languis du silence et de la paix des grandes montagnes blanches. Elles me manquent cruellement, mais pour me venger de mon père, je n'ai pas le choix, je dois rester ici et avancer parmi ma propre communauté. Imagine-toi que pour eux, je ne suis encore qu'une apprentie sans talent. Ils ne savent même pas que je maîtrise quelques Hikariton et que j'ai perfectionné ma maîtrise du Raiton. Ils ne savent pas non plus que je pourrais tuer mon père demain. Mais non, je ne veux pas me faire renier de mon clan et je veux leur prouver à tous que, pire que leur mort, je peux obtenir le poste d'Amekage. Je peux tous les surpasser. Ils en vomiront. Ils en chialeront. Ils en crieront tout ce qu'ils voudront. Mais ils pâliront tous en me voyant décrocher le poste.

Et là, je désespère. Qu'est-ce que je dois faire? Crier son nom comme une débile où n'importe quel flâneur pourra m'entendre? C'est une réunion secrète. Personnelle. Personne ne doit le savoir. C'est entre lui et moi. Et je me décide à quitter mon piédestal, il était temps. La boue colle à mes bottes, une chance que j'ai troqué mes chaussures habituelles contre celles-ci. Mes pieds s'enfoncent dans le sol spongieux, mais j'avance, alors peu importe. J'essaie de garder mon équilibre, ce n'est pas de la tarte avec ce sol visqueux et glissant, incontrôlable. Je ne m'y ferai jamais, c'est pour ça que je m'ennuie des montagnes. Là, au moins, la neige qui colle aux bottes ne colle pas les bottes dans la neige. Le vent est fort, les nuages menaçants roulent à l'horizon. Après ces trois années à me déplacer, j'ai appris à reconnaître la pluie, mais depuis que je vis ici, c'est-à-dire deux semaines à peine, je n'y fais plus attention. Les rives du lac sont constamment lavées par les orages violents ou les pluies tenaces et démoralisantes. J'aimais beaucoup mieux les après-midi au sommet d'un pic, le soleil de midi resplendissant sur la neige, éblouissant. Ma maîtrise du Hikariton n'y est que plus forte, galvanisée par l'énergie solaire. Ici, c'est le contraire. Pourquoi mon clan a-t-il choisi ce village dirigé par les Uchiha? Pourquoi pas Daichi, le village caché du Sol au pays du Rivage? C'est monstrueux, une abomination que ces terres constamment arrosées de larmes. Je ne pleure pas et je n'en hais qu'encore plus les larmes que de voir ce triste pays apitoyé sur son sort minable.

Il faudrait cependant m'y faire si je veux y régner. Et je dois d'abord conclure ces trois années de pèlerinage à travers le monde. Mes cheveux verts sont trempés, raides comme de la corde et aussi indisciplinés qu'un manche à balai. Je n'ai pas pris de parapluie. Les parapluie, c'est pour les perdants. Juste en m'en venant, j'ai reçu une courte averse de quelques secondes à peine, mais me voilà transpercée par l'humidité, le nez qui coule et la nuque parcourue de frissons. Abandonner, moi? Non, j'avais promis et je voulais voir s'il avait changé. Quand on s'était connus, j'étais innocente, les cheveux d'azur depuis ma naissance et longs, longs... Mais maintenant, ils étaient courts et de la couleur de la pelouse, couleur que j'arborais fièrement sans aucune honte. Et voilà que mon chemin me mène devant une silhouette, au loin. Mon périple s'achève-t-il enfin? Et si. Une large bande rouge, je reconnais là son arme mortelle. Et dans un grand bruit, un arbre qui s'incline devant son maître, le ciel. Le jeune homme qui, j'en suis certaine, se révèle être nul autre qu'Hidan s'assoit sur le tronc de la couleur de la terre, tel un seigneur victorieux sur le corps de son ennemi qui vient de mordre la poussière. Et j'avance, et je me révèle d'entre les bancs de brouillard. Je le reconnais. Comme avant, les cheveux d'argent blanc et le teint d'ange, les traits parfaits et un torse qu'il montre avec arrogance. J'avoue que moi qui n'éprouvait encore aucune attirance pour les hommes lors de notre première rencontre ne peux m'empêcher de remarquer sa musculature développée. Cependant, je me lasse vite de ma contemplation. C'est une réunion de retrouvailles, je ne sais même pas encore de quoi on va parler. Il ne doit pas savoir que je n'ai plus la tête d'azur, mais plutôt d'émeraude et que maintenant, je prends beaucoup plus au sérieux mon avenir en tant que ninja.

De nulle, je suis devenue prometteuse, de lucide, je suis devenue perspicace. Et maintenant, je révèle ma présence en ramassant négligemment une pierre que je jette non loin de mon ancienne connaissance. Il est dos à moi, mais je sais qu'il se retournera. Plouf! fait la roche en entrant en contact avec l'eau d'une énième marre de liquide stagnant et répugnant. Je m'approche sans attendre sa réaction. Reconnue ou pas, il s'en rendra compte tôt où tard, je suis Ayame de la Montagne Blanche, version 2.0.


Dernière édition par Shiroyama no Ayame le Mer 4 Mai - 17:41, édité 1 fois
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Hidan
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Mer 4 Mai - 14:22

Tu viens à peine de t'assoir et on te harcèle déjà ? Oui, c'est vrai mais ce n'est pas de la même manière que d'habitude : là, pour une fois, on ne t'a pas planté un kunai dans le dos ... On a visé bien largement à coté. Flegmatique, tu lève ta faux pour voir un vague reflet de l'individu : ça pourrait correspondre. Tu bailles alors et te retournes. Non ce n'est pas elle.

Hey !? Pourquoi est-ce que ...


Tu te mis à rire. Si c'était bel et bien elle, mais elle avait changée. Elle avait grandie déjà, elle semblait sûre de soit. Ses cheveux ... C'était pas les même à l'époque où tu l'avais rencontré mais tu les avais déjà oublié. Enfin, tu pouvais te montrer arrogant -et tu ne t'en gênas pas - : tu étais là pile où tu le devais. Tu la contemples longuement, une sorte de mal aise peut se sentir, vous vous regardez sans entamer la conversation, c'est assez symptomatique de personnes se retrouvant après tant d'années, après tout. Tu ne t'attachais pas aux gens et plus le temps avait fait son œuvre, moins tu te rappelais de l'extravagance de la jeune femme ... Mais vous vous étiez fait une promesse, c'est le genre de chose que rompre est facile mais toi, Hidan, tu n'as pas besoin de mentir, s'il te coûtait d'être ici, tu n'aurais simplement pas fait ce vœux de retrouvailles.

Trop de moustiques dans le coin ! Hum ? Non ! Je ne parle pas de toi ! ahah... Bon, pour savoir si nos retrouvailles vont s'organiser sans jeu de sang, as-tu accompli ta vengeance ?


Tu eus un grand sourire : cette femme avait la capacité de rendre ton Dieu heureux. C'est pourquoi tu l'avais motivée dans sa quête sanglante. Tu étais rentré dans le vif du sujet : l'un comme l'autre devait se fiche de savoir si son homologue avait fait un bon chemin. Mais tu te demandais d'où elle venait, évidemment, tu ne savais pas qu'elle s'était rangé dans un village qui, en plus, risquait de se montrer rapidement en ennemis sérieux. Tu te mis à faire tournoyer ta faux, il ne s'agissait guère d'une menace mais tu t'amusais ainsi. Alors l'heure d'aujourd'hui, il t'était impossible d'imaginer de battre contre elle, mais de son coté, peut-être avait-elle connaissance de la décision des village de chasser les vagabonds et autres clans sans village ? Que pensait-elle de tout ça ? Allait-elle laisser entrevoir une sorte de gêne ? De ton coté, te battre contre elle, t'ennuierai, c'était peut-être l'une des rares personnes avec qui tu pouvais échanger sans que cela t'irrite.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Sam 14 Mai - 13:44

Je me rappelle de lui. Ses cheveux d'argent, sa faux brillante.  Là où moi, j'ai changé de A à Z pendant les trois dernières années, lui, il est resté aussi fringant et aussi... Hum, non, je me garde de commentaires. Son arme couleur de sang brille pendant une fraction de seconde, il se retourne, l'air ennuyé appuyé par baillement prononcé. Il s'emmerde déjà ou quoi? Soudainement, pendant que je suis là, agenouillée dans la boue, son expression semble confuse, comme s'il ne me reconnaissait pas. C'est visible dans son visage et... monstrueusement désolant. Bah ouais, je suis déçue. Il doit se douter que j'ai changé, depuis ces années. Pourtant, il se fie encore à l'ancienne image de moi, ça se voit dans son regard. Il me prend pour une inconnue, mais logiquement, il devrait se demander ce qu'un ninja ennemi ferait à cet endroit alors qu'il ne venait pas pour l'attaquer... Forcément. Encore là, je suis déçue parce que tout ce qui sort de sa bouche n'est qu'un « Hey!? Pourquoi est-ce que... » qui s'arrête là, sans suite. Mais heureusement, tout de suite après, voilà que son visage s'illumine Il semble m'avoir reconnue. Tant mieux. Bah ouais, les cheveux verts et courts, au ras des épaules, ça change des couettes de deux mètres bleues comme l'azur. J'en avais ma claque, de toute façon, alors tant mieux si j'ai changé. J'ai pris au moins une quinzaine de centimètres depuis la dernière fois. Je suis plus assurée également.

J'ai hâte de voir ce qui va se passer, je jubile d'avance, en fait. Il est intéressant, Hidan. Sadique, un peu fou sur les bords. J'aimerais bien savoir ce qui s'est passé durant toutes ces années. J'aimerais bien savoir si ces retrouvailles vaudront ma tête de merde et toute cette ridicule recherche... J'ai failli me perdre. Je reste figée dans la boue, tandis que lui, il se met à rire. Puis, lorsque les éclats tonitruants cessent de secouer sa poitrine, il me fixe en silence. Un silence lourd et pesant. Cependant, je ne suis pas du tout pressée de le rompre. Non, pas du tout... Que je ne m'absente qu'une heure ou trois jours, mon clan, le village, ils s'en balancent à toute heure. Je venais à peine de poser mes bagages. Ce n'est pas comme si j'occupais une position importante au sein du village. Pas du tout, même... Non, en fait, ils ont trouvé le moyen que dans cette nouvelle hiérarchie qu'ils ont créée, je sois au plus bas niveau, sans mon statut de ninja. Une sous-caste du rang équivalant aux civils. Une sous-merde, ouais. Je suppose que ma mère s'y est opposée, mais comme c'est toujours mon connard de père qui a le dernier mot, rien d'étonnant à ce que je me sois passée même du statut de Genin. Ce qui me fait plutôt... Hum, non, ce ne serait pas poli de le dire comme ça, je me retiens même de le penser. Alors, j'hésite à briser le silence. Cependant, je n'ai pas à essayer de trouver quoi dire, c'est lui qui poursuit sur sa lancée.

« Trop de moustiques dans le coin! Hum? Non! Je ne parle pas de toi! Ahah... Bon, pour savoir si nos retrouvailles vont s'organiser sans jeu de sang, as-tu accompli ta vengeance? »

Et il sourit niaisement. Moi, je lui jette un regard mi-offusqué, mi-inquisiteur. En fait, je ne m'attendais pas à ce genre de questions. Bon, d'accord, c'est un peu logique, comme raisonnement. Ou pas du tout... C'est probablement juste parce qu'il ne sait pas par où commencer. On n'était pas pour commencer la discussion sur la pluie et le beau temps. D'ailleurs, dans ce trou perdu, cette question ne se pose même pas. Il n'y a que de la pluie et rien que de la pluie. Mais j'aurais préféré une entrée en la matière un petit peu plus subtile. Bref, c'est Hidan, hein, on ne peut pas y faire grand chose. Je choisis de passer par-dessus et, lentement, je me relève. Je le fixe à mon tour, je souris un instant avant de l'effacer brusquement pour laisser place à une mine plus sérieuse. Je préfère déconner, avec lui, mais c'est lui qui a lancé le sujet chaud, alors... soit. Je me lance d'une voix calme, posée.

« Nan, pas encore... Ce vieux moche, il ne paie rien pour attendre. Je vais le faire souffrir jusqu'à ce qu'il m'implore à genoux de sauver sa vie misérable. Je ne sais pas encore si je vais le tuer comme ça, à froid... »

Et je me détourne légèrement, un peu embarrassée. Hidan, il a beau être un sacré habitué des meurtres et des tueries, ce n'est pas mon cas. De plus, contrairement à moi, avoir les mains tachées de sang ne change pas grand chose dans sa vie. La seule chose, c'est qu'il se fait des ennemis. Moi, j'ai déjà un ennemi et je veux le torturer à feu doux avant de trouver une façon de le tuer en gardant les mains propres. Il me faudrait intelligence et ruse, mais surtout... du temps. Beaucoup de temps. Pour l'homme à la chevelure d'argent, ce concept ne doit probablement pas s'appliquer. Il tue, tout simplement, sans se soucier de qui ou de comment. Moi, je veux que sa mort ait un sens. Je ne veux pas me venger en un instant, parce qu'une fois qu'il sera mort, qui le fera payer pour toutes ses grosses conneries? Certainement pas le juge de l'autre monde, quel qu'il soit. Quand bien même que le fait de le tuer dans la souffrance me condamne aux enfers ou quoi que ce soit qui y ressemble, je m'en fiche. Je veux le faire payer autant qu'il m'en a fait baver toute ma vie, à moi comme à ma mère et mon véritable père. Je ne sais même pas de qui il s'agit... Mais j'ai ma petite idée. Je croise les bras sur ma poitrine et, de biais, je termine ma réponse.

« Je veux qu'il commette une bourde qui justifiera sa mort aux yeux de mon clan. Mais avant ça, je veux le faire souffrir jusqu'à ce que le fait de crever soit la plus belle chose qui puisse lui arriver. Et plus encore... »

Je prends une légère pause.

« Les morts ne souffrent plus. Lui, il va subir... Mais je veux que sa mort ait un sens. Je veux aussi qu'elle me profite. Tu comprendras probablement qu'un assassinat de ce genre, ça se planifie longtemps à l'avance... »

Je finis par me retourner à nouveau vers lui. On est encore à environ deux mètres de distance. Pas que je me méfie de sa faux, mais c'est presque ça. Presque. Il ne me fait pas peur. Je n'ai pas peur de mourir et je sais qu'il n'osera pas me trucider... Enfin, je crois. La dernière fois, ça n'a pas été le cas, puisque je suis aujourd'hui ici, en vie et en santé. Bon, d'accord, santé peut-être relatif, je suis peut-être malade, mais je ne le sais pas encore. Par contre, ça serait étonnant... Mais bon, ce n'est pas du tout le sujet du jour. Je termine en lui envoyant une question à mon tour :

« Et puis toi? Les cadavres, il en pleut toujours autant sur ton village? »

C'est un peu... Hum, drôle, comme question. J'ai été directe. Mais le fait qu'il continue à tuer des innocents, c'est plutôt bien dans le sens où il y a moins de risques qu'il décide de s'en prendre à moi sur un coup de tête. En effet, les corps des autres ont probablement étanché sa soif de sang. J'espère. Je ne pense pas qu'il m'attaquera, mais un petit doute subsiste dans mon esprit, doute que je garde précieusement à l'intérieur de moi et que je ne laisse d'aucune manière transparaître. Il n'est pas question de montrer mes doutes, je suis inébranlable. Et je le regarde, sans bouger, j'attends une réponse, bonne ou mauvaise. Ce n'est pas comme s'il fallait que je le presse, j'ai tout mon temps, même si mes cheveux, bah ils aimeraient bien une douche autre que la pluie, hein. Je regarde les mèches qui tombe devant mon front, je souffle dessus, mais elles restent collées. Finalement, je les tasse avec une main. Pff... Pourquoi ce pays est aussi achalant? J'étais bien, moi, dans les montagnes! La ville, le lac, les marais... Ce n'est pas dans ce trou que les Shiroyama devraient vivre. Si la vie dans notre ancien milieu est devenue impossible, ils auraient dû faire un effort pour la conserver au lieu de sauter sur la première occasion... Paresseux.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Ven 20 Mai - 18:01

Tu profites de la pluie pour bien remettre tes cheveux en place, autant que ce temps désolant serve à quelque chose. D'autant que l'histoire d'Ayame semble trop compliquée pour toi : tu t'étires, bailles même. Elle a fini de parler mais tu dois encore absorber le choc d'une explication aussi alambiquée. Tu regardes le sol, semblant t'affaler encore plus sur ton être. Tu soupires à présent.

Je ne m'attendais pas à ça ... J'avais l'intention de te saigner à mort si tu n'avais pas commit ce meurtre. Tu ne l'as pas fait mais tu me sors une excuse bien trop compliquée. Cela me gêne ... La Ayame d'antan n'avait qu'un rêve : le tuer. Alors pourquoi celle qui m'a inspiré tant de complaisance se montre si attentiste.


Tu jettes ton arme en l'air et tu fais un cercle avec la chaîne en étoffe. Enfin, tu sautes pour récupérer cette chose si essentielle dans ta vie, en retombant tu te redresses sur le tronc., la chute a été accompagnée de multitudes de gouttes partant anarchiquement ci et là, brisées dans leur parcours habituel. Tu relèves doucement la tête vers elle, ton bras s'accorde. Tu pointes l'armes vers elle. Tu sembles vraiment déçu.

La femme que je connais aurait elle décidé d'avoir un avenir ? Tu étais une fille intéressante. Ta force m'intéressait. MAIS À QUOI SERT ELLE AU REPOS !? Je comprendrai si tu avais peur de perdre mais je suis persuadé que tu as dépassé la force de ce vieux tas, tu l'effacerai fortement. Tu attends une occasion !? FORCES LA ! TU PERDS TON TEMPS ... à attendre ... Tu te dois de continuer d'évoluer ... Ta force ne mérite pas d'être mise en sommeil.


Tu lanças ton armes vers elle qui la contourna pour aller frapper un vilain curieux dans un arbre sinistre, son corps se brisa dans un hoquet, tombant dans le sol boueux, les branches semblant déjà le recouvrir. Soudainement, tu la quittes. Tu pars réellement ? Qui sait ... Avec toi, c'est bien possible. En réalité tu fais le tour du lieu, tu n'aimes pas être espionné et dans ta culture, la curiosité est punie de la peine la plus belle : la mort.. Tu reviens finalement sur ton tronc où tu t'assois à nouveau.

Les insectes sont énervant, toujours là à écouter ... J'ai voulu te revoir en privé alors ce n'est pas pour avoir des larbins à la solde de Jashin sait qui ... Mais j'étais sérieux. Ne perds pas ton temps avec des enfantillages, tues ce qui te barre la route. Te voir comme ça, sur le corps ensanglanté ... J'ai encore cette délicieuse image en tête. Ne me dis pas que ça tourne encore dans ta tête cette histoire ? Regardes moi : je me porte comme un charme et pourtant j'ai arrêté de compter. Ah... Aha.. ahahaha ! Je ne tue plus les gens de mon village. C'est MON village. Je tue ceux qui veulent l'attaquer, l’espionner, le visiter.


Tu relevas la tête, ta bouche s’entrouvrit mais tu décidas de ne pas en dire plus. Vous étiez là comme camarades de routes et non comme ninjas d'horizon hostile. Tu écraserais quiconque se lèverait contre ton clan. Quiconque. Tu ne fis guère plus de remarque sur la phase post-mortem, tu étais persuadé que la mort n'avait rien d'une fin. C'était le début de souffrance sans nom. Jashin le veut ainsi.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Dim 29 Mai - 14:16

Il a l'air de s'en foutre un peu. Il a l'air de s'en foutre carrément. Il ne doit rien piger de ce que je raconte. Pas qu'il ne soit pas intelligent; il doit comprendre techniquement ce que je veux dire. Mais au niveau de mes motivations, ça doit être le noir complet. Faut pas lui en vouloir, tu sais, c'est un homme qui est habitué de couper des têtes sans casser la sienne. Il assassine parce que ça lui tente et probablement pour je ne sais quelle autre raison... Mais bon, c'est pas trop le moment de me creuser la tête avec des détails comme ça. Il en profite pour étirer ses bras, bailler, même. Il a toujours autant de culot. Comme moi, il replace ses cheveux. Les siens sont toujours argentés. Il n'a pas vieilli d'une plume alors que près de 3 ans se sont écoulés de mon côté. Injustice? D'un autre côté, maintenant que j'ai 19 ans, je le vois d'un angle bien différent. Une musculature ferme, des yeux d'améthyste, une présence imposante, un humour grinçant. Il n'a vraiment rien à envier aux autres, ce Hidan. Tch. Je passe à autre chose, je l'écoute et le regarde pendant qu'il me répond.

« Je ne m'attendais pas à ça... J'avais l'intention de te saigner à mort si tu n'avais pas commis ce meurtre. Tu ne l'as pas fait, mais tu me sors une excuse bien trop compliquée. Cela me gêne... La Ayame d'antan n'avait qu'un rêve : le tuer. Alors pourquoi celle qui m'a inspiré tant de complaisance se montre-t-elle si attentiste? »

Oh, la réponse est très simple, mon cher, que j'ai envie de lui répondre sur le champ. La maturité, la réflexion, la ruse, l'envie de faire souffrir, la cruauté... Les raisons peuvent faire des pages et des pages. Pourtant, je n'interromps pas mon interlocuteur. Je le laisse calmement poursuivre. Pourquoi j'ai pas apporté de parapluie? Cette averse me fait chier. J'en ai ma claque. Tout ce que je peux faire, c'est mettre une main inutile au-dessus de ma tête, mais c'est comme d'essayer de se protéger avec un chiffon. Ça finit par se mouiller et tout passe à travers. Alors je ne fais rien, j'endure même si j'ai envie de tuer tous les maudits moustiques et batraciens qui prennent trop de place ici. De toute façon, on ne peut pas vraiment aller ailleurs. Mon retour au clan s'est fait en grande pompe et avec un regard haineux et incompréhensif de la part du chef du clan. Je suis convaincue que c'est même pas mon vrai père. C'est probablement mon oncle. J'en n'ai aucune confirmation, mais bon... Et j'ai eu raison de me la fermer, parce que le jeune homme poursuit sur sa lancée en pointant son arme vers moi :

« La femme que je connais aurait-elle décidé d'avoir un avenir? Tu étais une fille intéressante. Ta force m'intéressait. MAIS À QUOI SERT ELLE AU REPOS!? Je comprendrais si tu avais peur de perdre, mais je suis persuadé que tu as dépassé la force de ce vieux tas, tu l'effacerai fortement. Tu attends une occasion!? FORCES-LA ! TU PERDS TON TEMPS... à attendre... Tu te dois de continuer d'évoluer... Ta force ne mérite pas d'être mise en sommeil. »

Il me fait presque rire. Je ne sourcille pas, mais en fait, il doit être sûr que le vieux m'empêche d'évoluer... En gros, que tant qu'il est là, je suis prise au bas de l'échelle et au même point. C'était le cas avant, quand j'étais dans les montagnes. Mais ce n'est plus le cas. Je suis totalement libre. La seule raison pour laquelle je veux faire payer ce salaud, c'est parvenir qu'il a essayé de me tuer et je suis sûre que c'est justement parce que c'est pas mon vrai père! Attend un peu que je lui lance tout ça par la figure, au Hidan, il va comprendre que je me planifie pour mieux le faire payer... Attenter à la vie d'une personne de sa propre famille, supposément de son propre sang... C'est rebutant si on n'en tire aucun bénéfice personnel. Et voilà l'homme qui envoie son arme dans ma direction, je me prépare à esquiver, mais les lames me contournent pour aller se ficher plus loin, dans un arbre. Ce n'est pas la seule chose qui est attente. Une silhouette s'effondre dans la boue avec un bruit mou. Ah... Des espions. Je me demande simplement qui se fait suivre; lui ou moi? Si c'est moi, je suis dans la merde... Si c'est lui, je m'en fous... Mais avant que je n'aie le temps de lui poser des questions, il part un peu plus loin. Il s'en va? Non. Je vois, interloquée, qu'il fait une ronde autour du lieu pour vérifier qu'on n'est pas surveillés d'ailleurs. Puis il me regarde à nouveau. Puis il parle à nouveau.

« Les insectes sont énervants, toujours là, à écouter... J'ai voulu te revoir en privé, alors ce n'est pas pour avoir des larbins à la solde de Jashin-sait-qui... Mais j'étais sérieux. Ne perds pas ton temps avec des enfantillages, tue ce qui te barre la route. Te voir comme ça, sur le corps ensanglanté... J'ai encore cette délicieuse image en tête. Ne me dis pas que ça tourne encore dans ta tête, cette histoire? Regarde-moi : je me porte comme un charme et pourtant, j'ai arrêté de compter. Ah... Aha.. ahahaha! Je ne tue plus les gens de mon village. C'est MON village. Je tue ceux qui veulent l'attaquer, l’espionner, le visiter, » dit-il.

Oui, je me souviens encore de ce connard. Non, il ne m'a pas choquée. Oui, je tuerais mon père le lendemain s'il le fallait. Non, je ne le ferai pas. Oui, j'ai des motivations secondaires.

Des questions, des réponses. Je les lui donnerai un jour, peut-être. Mais pour l'instant, je me contente de le regarder, dubitative. Pour le connaître, il me suffirait d'une parole de travers pour qu'il veuille ma peau. Il entrouvre la bouche un instant, comme suspendu, puis la referme. Il n'a rien à ajouter. La pluie tarde à s'éclipser, mais je n'en peux déjà plus. Sans parler des différentes sortes de parasites qui voyagent dans l'air, avides de sang frais. Du bout de l'index et du pouce, j'en écrase un qui volait trop près de mon visage à mon goût. J'ai beaucoup plus de précision qu'avant. Beaucoup plus de vitesse également... Ça me fait un peu du bien. De voir que je suis meilleure, je veux dire... Pas d'écraser des moustiques. Ça, c'est juste parce que ces misérables insectes m'énervent au plus haut point. Je pense que ce qui me manquera le plus des montagnes, à part le silence, ce sera l'absence d'insectes... Je marche un peu, distraitement, en direction de l'arbre sur lequel le jeune homme s'était assis peu avant mon arrivée. Je prends la même place que celle qu'il occupait, malgré que le tronc soit légèrement humide. Si on voulait discuter, on ne pourrait pas rester debout indéfiniment. Je décide de commencer par répondre à ses premières paroles. Qu'est-ce qu'il a causé, déjà? Pff... Ah, ouais, j'me rappelle. Je suis une trouillarde parce que j'ai de l'ambition.

« Ma force n'est pas au repos. J'm'entraîne. Plus fort que jamais. Et puis... J'veux pas le sous-estimer. C'est quand même le chef de mon clan... Après que je l'aie tué, va falloir que je fiche le camp en quatrième vitesse si tout ne se déroule pas comme je l'ai prévu. Alors j'aime mieux attendre... »

Je m'attends déjà à un éclat, alors je préviens le coup, tu vois.

« Non, attend avant de t'emporter, » que je lui demande.

Je dois rassembler mes idées. Comme je l'ai dit plus tôt, une parole de trop et chkouïk! plus d'Ayame. Je sais que je ne fais pas l'poids contre ça, alors inutile d'espérer. Sa faux est meurtrière et malgré l'peu de temps qu'on a passé ensemble, je sais toujours pas comment je pourrais battre un arsenal pareil. Il ne me resterait que la ruse. Mais bon, je suis pas folle non plus, je veux pas tenter le diable. Quelle image juste... C'est un vrai diable. Et il n'y a absolument rien de mal à ça. Ce qu'il voit de mal, c'est probablement le fait que j'aie des ambitions qui m'empêcheront de tuer sans attendre la cible de ma colère et de ma rancune. Et pourtant... Si je deviens Amekage, je pourrai faire trembler toutes les autres nations. Nous deviendrons le village le plus craint et le plus réputé de tout le Yuukan. Personne ne nous aimera, mais personne n'osera nous détester... Et je me mets à rire toute seule.

« Haha... Et puis, tu sais, si j'deviens Amekage, je pourrai créer un véritable régime de terreur sur tout le Yuukan. On sera les plus puissants et les plus connus. Alors je tuerai sans vergogne quiconque se mettra en travers de mon chemin, » dis-je en continuant à rire.

Et puis je saisis un paquet dans ma poche, rectangulaire. Ce sont des clopes. Je n'en fume que très rarement, voire jamais. Mais je ne sais pas pourquoi, à ce moment précis, j'en ai envie. Alors je le sors et j'en extrait une cigarette blanche. Je l'allume ou pas? Finalement, je ne fais que la tenir distraitement entre mes doigts. Ce dont j'ai surtout besoin, c'est quelque chose avec lequel je puisse jouer un peu. C'est ennuyeux, jusqu'à maintenant. À part constater qu'il n'a pas changé d'un chouïa, cette rencontre n'a pas permis grand chose. Je me place de côté sur le tronc et je croise les jambes. Je m'accote ensuite négligemment sur mes bras, la cigarette toujours dans ma main. Je lève le visage vers les nuages. Ce maudit ciel, il ne veut pas s'éclaircir. Je suis tannée, de la pluie, alors que ça ne fait même pas une semaine que j'ai posé les pieds dans ce fichu pays. Ça aurait déjà été mieux si on avait été dans le Grand Désert. Là, au moins, même si on crève de chaleur et on crève la dalle la moitié de l'année, on n'a pas tout ce raffut de bestioles variées et cette pluie tenace... Mais je dois revenir à mon interlocuteur. Je me redresse légèrement et je le regarde.

« Tu comprends? »

J'accompagne ma question d'un sourire cynique. Ça devrait suffire à le rassurer. Viser haut et loin, c'est important. J'ai tellement hâte de voir la figure de mon père quand je vais décrocher mon diplôme de Jounin en un claquement de doigts. Je pourrai enfin avoir des missions de grande envergure et me battre avec toutes mes capacités. Que je veux d'ailleurs encore développer... Il me faut un maître. Un bon. Qui n'essaiera pas d'avoir ma peau (logiquement). J'en ai trouvé un dans mes déambulations, mais on s'est quittés parce qu'il ne savait plus quoi m'apprendre. Pff... Il avait beau être puissant, faut croire qu'il ne l'était pas tant que ça. Je soupire. En espérant que ça ne soit plus ennuyeux.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Mer 6 Juil - 22:05

Et voilà qu'elle se justifie à nouveau, elle se devait d'être prudente, de ne pas sous-estimer son ennemi. Mouai, toi, après tout, tu ne te souciais guère de ce genre de détail mais la manière semblait importer autant que le résultat pour Ayame. Qu'importe après tout, tu t'en fichais un peu même si tu regretterais d'avoir laisser la vie à une lâche, le cas échéant.. Tu regardes la cigarette d'Ayame, elle compte fumer sous la pluie ? Tiens, elle fume d'ailleurs ? Un règne de terreur ... Une nation crainte ? Hum ... Ame no kuni ne fait pas partie de tes alliés, tu le sais. Tu as la ferme intention de ne craindre personne, certainement pas quelqu’un que tu avais connu fragile et bien jeune.

Terreur ? Je ne crains rien. Si tu comptes dominer le monde, je serai irrévocablement sur ton chemin. Que compteras-tu faire ?


Ton sourire grandit davantage, on pouvait voir tes dents tellement tu semblais amusé de l'idée. Il était excitant pour toi d’être dans cette délicate situation, vous vous connaissiez, vous aviez même partager des évènements communs et pourtant, l’histoire pourrait vous placer face à face, une confrontation qui serait sans doute ingérable pour quiconque mais toi, le fanatique, tu n’étais pas un personnage banal et Jashin seul sait jusqu’où peut s’étendre ton audace. Cela, tu le comprenais, oui, tu comprenais à quel point vos relations pouvaient devenir extrêmement tendues voir … sanglantes.

Soudainement, tu te relèves rageur, écrasant violement ta main sur ton épaule, en laissant échapper un long râle furieux. Tu en avais ta claque de ces moustiques, trop petits pour les couper en deux et trop nombreux pour ne pas y penser. Tu vas te remettre à brayer, cela aurait pu être cause d'ennui pour ta jeune amie si le message qui suivrait réellement n'avait pas autant de poids, autant d'importance pour la suite des évènements. Peut-être même de l'avenir ninja ?

Quelle chiotte de temps ! J'en ai marre de ces bestioles ! Ne me dis pas que tu peux supporter ce climat ! Qu'est-ce que tu en as à faire de cette région sans intérêt ? Tues le, fais le souffrir comme tu veux et fuis en quatrième vitesse s'il le faut. Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi ? Au moins, tu verrais du pays comme à l'époque...


Aucun doute la dessus : tu étais sérieux dans ta proposition. Ta région était de bien meilleur qualité. Puis se réunir dans les marais alors que tous deux tendent à être influents dans l'avenir proche de ce monde de guerre, était assez indigne. Tu n'aimais pas cette région et tu savais qu'elle ne l'aimait pas non plus alors la main tendue n'était pas totalement idiote. Tu t'attendais à un refus, mais tu n'avais aucune limite, aucune honte, tu osais tout, car tout t'était possible grâce à Jashin.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Dim 17 Juil - 5:03

Je ne sais pas trop si j'aurais dû donner un délai au jeune homme. Après tout, c'est un tueur acharné qui ne sait faire de distinction entre ses nombreuses proies. Me voir prendre des mesures ainsi et planifier ce meurtre dans ses moindres détails doit le frustrer au plus haut point. Suis-je vraiment lâche? Est-ce que c'est se défiler que de considérer sagement toutes les options et attendre le moment opportun? Je ne sais pas. J'en ai aucune idée, je ne suis pas dans sa tête d'endive. Mais je sais que je veux prouver que personne ne peut me traiter de la sorte, me montrer un irrespect hors norme de la façon de mon père adoptif. Il faudrait aussi que je retrouve mon père biologique... Mais j'ai déjà des indices qui ne me trompent pas. Enfin, ce n'est pas le sujet du moment et malgré mon petit discours, j'ai de la difficulté à ne pas voir d'un mauvais œil le regard perplexe et hésitant qu'Hidan porte sur moi. Je n'ai pas la trouille de sa faux, seulement, c'est un ancien compagnon d'aventures auquel je tiens. Mes mains jouent allègrement avec le bâtonnet blanc. Fumeuse invétérée, moi? Non. Juste quelqu'un qui s'ennuie un peu, malgré l'intérêt que devait susciter ces retrouvailles.

Alors, le jeune homme s'affaire à me répondre. Il réitère ce que je savais déjà; il n'a peur de rien, même une Ame Gakure surpuissante ne lui ferait pas peur, à lui et son village. Il dit qu'il sera probablement sur mon chemin, puisque pour l'instant, aucune alliance ne lie le village caché de la Pluie et le sien. Cependant... Il ne faut pas oublier que le village veut annihiler la Gohankuu, car celle-ci est un «frein au progrès et au développement des villages ninjas». Honnêtement, je me fiche pas mal de cette idée. Les gens de la Gohankuu sont exactement comme nous, des ninjas... Seulement, ils n'ont pas de pays. Ils se gèrent eux-mêmes... Et c'est beaucoup mieux comme ça. Et puis, le village d'Hidan doit sûrement être très puissant, alors il pourrait être un bon allié. Tout ce pessimisme est inutile. Il me demande ce que je compte faire... Eh bien, les ennemis qu'on ne veut pas vaincre, on s'allie à eux... Mais les autres villages ninja? Ne m'en parlez même pas. Ils tomberont sous ma coupe. La Gohankuu sera en colère contre eux s'ils attaquent un de leurs villages, alors je n'aurai qu'à profiter de cette haine. Mes plans sont plus grand que ce que peut concevoir le jeune homme et ça paraît.

Son sourire s'agrandit à la suite de ses paroles, comme une provocation. Il sait que je n'hésiterais pas à l'attaquer s'il va trop loin, même si je n'ai aucune chance ou presque de le vaincre. J'ai beau être plutôt puissante maintenant, son corps semble quasi-indestructible. Cette lutte, qu'il ne voudrait pas finir avec ma mort et que je ne voudrais pas abandonner, se finirait purement et simplement par un bain de sang. Ça pourrait être intéressant, mais j'ai mieux à faire. Il lève la main brusquement et écrase un autre de ces putains de moustiques harassants. Il enrage contre ces bestioles, comme le prouve l'épouvantable exclamation de rage qui s'en suit Comme quand on essaie de faire une chose et qu'on l'échoue un million de fois. À un certain moment, on vient qu'à ne plus être capable de le supporter. Ce qui me surprend, par contre, c'est la suite de ses paroles. Non, je ne l'avais pas vu venir. Pas du tout.

« Quelle chiotte de temps! J'en ai marre de ces bestioles! Ne me dis pas que tu peux supporter ce climat! Qu'est-ce que tu en as à faire de cette région sans intérêt? Tue-le, fais-le souffrir comme tu veux et fuis en quatrième vitesse s'il le faut. Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi? Au moins, tu verrais du pays comme à l'époque... »

Vraiment? Je suis bouche-bée. Je ne m'attendais pas du tout à une proposition du genre. Au début, quand je suis revenue au village, je pensais seulement à tuer mon père. Puis, je me suis dit qu'il était bien facile de viser plus haut. Il ne me suffirait que d'un bon maître et le tour était joué. Mais cette déclaration venait de changer la donne. Bien sûr que je déteste ce climat de merde! Je suis une fille de la neige, une fille de la montagne! Mais retourner en voyage autour du monde? Je ne sais pas. Si je répands la rumeur que c'est moi qui ait tué le chef de mon clan et éliminé tous les imbéciles, puis que je fuis, je pourrais être considérée comme ninja déserteur de rang A, voire S... Et j'aurais tout le temps plein de gens à ma poursuite. Ça se terminerait en bain de sang perpétuel, je deviendrais une vraie terreur en un rien de temps... Surtout avec lui à mes côtés... Oui, mon cerveau travaille vite, mais c'est ce que j'ai imaginé en entendant ça. Suis-je vraiment prête pour une vie du genre? Pourquoi pas! Alors soit... Devenir chef d'Ame ou protégée de celui d'un village de la Gohankuu, quelle différence? Le monde au grand complet pourrait être à notre botte à tous les deux... Je suis sérieuse. J'y pense vraiment. Alors si c'est le cas... Je pourrai enfin quitter cette famille. Je dois savoir qui je vais tuer précisément et tous les éliminer en une soirée... Mais après, je serai libre.

« Tu sais quoi? J'y avais pas pensé un seul instant. T'es sérieux? Vraiment? Parce que j'suis vraiment pas faite pour ce climat de merde, t'as raison... Et puis... C'village est merdique, t'façon. Et si je pars après... Je n'ai plus aucune raison d'attendre avant de le tuer, ce connard. »

Je souris. Ouais, je suis contente. S'il est sérieux, ça m'allège d'un poids. S'il est sérieux, il cessera de se méfier de moi et de me trouver trop prévoyante. Je n'ai qu'une envie, c'est de le voir mort. Si je m'y prends bien, ce ne sera pas un combat, mais plutôt un assassinat en règle. De même avec les complices de la tentative de meurtre de mon père sur ma personne... Et pour tous les cousins, tantes et oncles qui savaient que je me dirigeais vers probablement vers la mort en quittant le village, cette journée-là. Mais il y en a un que je ne tuerai jamais, le deuxième homme du clan que j'ai déjà apprécié. Autant que mon vieux maître et que ma mère... Elle ne savait probablement rien des intentions de Genji et c'est plus que possible qu'elle l'ignore encore. Je n'ai jamais dit ce qui était arrivé à ce pseudo-maître sans scrupules... Mais bon. Je sors de ma petite réflexion pour terminer ma tirade.

« Je pense que c'est une bonne idée. Si t'es vraiment sérieux, j'veux bien. C'toujours mieux que d'passer ma vie enchaînée à c'trou. Beaucoup mieux, même... »

Et je ris de ma propre audace. Un rire légèrement sadique. Ça sert à quoi de garder des attaches à son passé? Et puis, en tuant seulement mon père, qui me dit que les soupçons ne pèseront pas sur moi et que je ne serai pas obligée de fuir, de toute manière? Alors il vaut mieux faire une pierre deux coups, m'assurer que ma mère ait la paix avec mon oncle et arrêter de cacher la véritable couleur de mes cheveux derrière cette teinture couleur gazon. Je range seulement la cigarette dans le paquet, que je remets dans ma poche. Je me penche ensuite un peu par devant, prenant appui sur mes genoux avec mes mains. Oui, c'est devenu très intéressant.
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MessageSujet: Re: Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]   Lun 18 Juil - 11:44

Tu te relève, accompagné d'une sorte de râle victorieux. Tu savais pertinemment qu'elle possédait ce que tu n'aurais jamais : la capacité à la réflexion. Tu n'étais que réflexe et réaction, tu n'élaborais pas de plan, tu fonçais et tu regardais derrière après ... Tu l'appréciais, chose rare, et tu avais exprimé ta requête de manière tellement spontanée qu'elle ne pouvait être autre que sérieuse. Si elle rejoignait ton clan, elle occuperait aussitôt une place d'importance : celle de conseiller, de génie, de stratège ... Tout ces termes exprimant la supériorité intellectuel d'un être dans un clan. Tu laisses choir ta faux sur ton épaule droite. Ton visage est encadré d'un sourire radieux, tu ne t'attendais pas à un "oui" de sa part, et cela te faisait plaisir.

Tu me surprends. Oui, je suis agréablement surpris. Je n'ai aucun intérêt dans le mensonge. J'arrache toujours ce que je veux de mes doigts ... Sauf que pour une fois, je suis venu délicatement cueillir le fruit convoité.


Oui, tu avais longuement été en perdition lorsque vos chemins s'étaient séparés : tu avais affronté mille mort avant de la rencontrer et pourtant le fait de retrouver seul t'avait peiné, tu en avais ri, tu avais frappé quiconque te genait mais au final tu retrouvais cet état précaire de tes premiers jours ... Il était difficile de revenir à la norme alors que tu avais connu des moments extraordinaire, la jeune fille -assez boudeuse- avait toujours de quoi te faire sourire, d'autant plus qu'il t'était plaisant de te savoir fort.

Tu avais oublié les derniers jours de votre duo. Tu n'avais en tête que le rendez-vous, peut-être qu'elle savait pourquoi vous vous étiez séparés mais chaque chose en son temps. Maintenant, il y avait bien plus intéressant que de parler nostalgie. Il y avait un avenir ensemble, un meurtre sur le chemin et une fuite comme dessert. Le pire, c'est qu'elle rejoindrai son clan, impossible de la traquer ni même de la traiter de déserteur sans provoquer le clan. Clan qui resterait intelligemment sur la défensive pour entrainer toute l'Alliance dans une guérilla. Cela, chaque partie en aurait conscience et l'hostilité finirait par s'évanouir par peur d'un conflit.

Bien, avant de partir de cette région. Nous avons deux trois détails à régler. Comment comptes tu régler le compte à ton père ? Je peux créer une diversion à l'entrée du village ... Peut-être as-tu un plan préconçu ? Auquel cas, je t'attendrai simplement de l'autre coté de la porte ... Je peux être discret s'il le faut.


Tu te mis alors à rire. Tu la regardas, elle semblait sérieuse, tu aimais ça. Il n'y aurait plus que le détail de transfert à régler.

Hum ... Simples détails ... Si tu me rejoins, tu devras porter la croix jashiniste et mêler mon sang au tien.
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Je te retrouve. [Pv. A. Shiroyama]

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